« 30 août 1845 » [source : BnF, Mss, NAF 16360, f. 208-209], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12121, page consultée le 05 mai 2026.
30 août [1845], samedi matin, 8 h. ¾
Bonjour, mon petit Toto chéri, bonjour, comment vas-tu ? As-tu passé une
bonne nuit ? Ton ventre, comment va-t-il ? Le mien n’est pas fameux ce
matin [plusieurs mots illisibles] d’imitation
faire son effet. Encore si cela pouvait te guérir, ce serait charmant
mais à [illis.], ce n’est pas bête.
Jour, Toto, jour, mon cher petit
o, je [plusieurs mots illisibles] où nous
[illis.] avec des [plusieurs lignes illisibles].
Je n’ai pas besoin [plusieurs lignes
illisibles]a.
Si je vous offense, je vous demande humblement
pardon à la condition que vous renverrez la fille. En attendant,
baisez-moi, aimez-moi et soyez-moi bien fidèle ou je me tue sans pitié.
Cher petit bien-aimé, je voudrais bien te voir. Est-ce que tu [plusieurs mots illisibles] viendras pas
tout à l’heure ? J’ai besoin de savoir comment tu vas et de te baiser
[illis.] et encore.
Juliette
a L’état de conservation de la lettre ne permet pas la lecture de la troisième page.
« 30 août 1845 » [source : BnF, Mss, NAF 16360, f. 210-211], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12121, page consultée le 05 mai 2026.
30 août [1845], samedi soir, [illis.]
Vous n’êtes pas gentil, mon Toto, vous n’êtes même pas honnête. Je vous envoie des bonnes choses à
goblotter et vous n’êtes pas
venu m’en remercier. Seulement si vous croyez que c’est ce qui rend une
femme heureuse, vous vous trompez joliment. Une autre fois je garderai
ma brioche et mes abricots pour moi.
Pendant que vous n’êtes pas
venu, j’ai eu la visite de Mlle [illis.].
Cette pauvre demoiselle m’a [plusieurs lignes
illisibles] avec une douzaine et demie d’abricots [plusieurs mots illisibles]. Je ne suis pas un
gros gourmand comme vous [plusieurs lignes
illisibles] je veux moins que jamais que vous gardiez votre
chambrière. Je ne le veux pas [plusieurs lignes
illisibles] au moins autant que tu le pourras sans empiéter
sur les droits d’une autre personne.
Ma fille est venue ce soir.
Elle espère bien avoir le plaisir de te voir ce soir. Elle est très
décidée d’ailleurs à ne pas aller se coucher qu’elle ne t’ait vua, ce dont je
l’approuve. En attendant, je vais me coucher pour être plus à mon aise
et me trouver plus près de vous quand vous viendrez. Je t’aime.
Juliette
a « t’ai vu ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle déménage dans une jolie petite maison avec jardin, et Hugo (moins jaloux car infidèle) relâche la surveillance étroite qu’il exerçait sur elle.
- 10 févrierJuliette déménage du 14 au 12, rue Sainte-Anastase.
- 1er marsHugo vient dîner pour la première fois dans son nouveau logement.
- 25 marsMort de M. Foucher, beau-père de Victor Hugo.
- AvrilVictor Hugo accorde à Juliette le droit de sortir seule.
- 13 avrilHugo nommé Pair de France.
- 2 juilletHugo surpris avec Léonie en flagrant délit d’adultère dans leur chambre du passage Saint-Roch, par M. Biard et la police. Juliette n’en saura rien, malgré le scandale dans les journaux.
- 8-10 septembreEscapade de Hugo, peut-être avec Léonie Biard, près de Montfermeil.
- 26 septembrePèlerinage de Juliette et Victor Hugo aux Metz.
